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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 11:11
Être, ou ne pas être, c’est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte? Mourir.., dormir, rien de plus... et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair: c’est là un dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir.., dormir, dormir! peut-être rêver! Oui, là est l’embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie ? Voilà qui doit nous arrêter. C’est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d’une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde, l’injure de l’oppresseur, l’humiliation de la pauvreté, les angoisses de l’amour méprisé, les lenteurs de la loi, l’insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d’hommes indignes, s’il pouvait en être quitte avec un simple poinçon? Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d’où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas? Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches; ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent sous les pâles reflets de la pensée; ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d’action... Doucement, maintenant! Voici la belle Ophélia... Nymphe, dans tes oraisons souviens-toi de tous mes péchés.

Être, ou ne pas être, c’est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte? Mourir.., dormir, rien de plus... et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair: c’est là un dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir.., dormir, dormir! peut-être rêver! Oui, là est l’embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie ? Voilà qui doit nous arrêter. C’est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d’une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde, l’injure de l’oppresseur, l’humiliation de la pauvreté, les angoisses de l’amour méprisé, les lenteurs de la loi, l’insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d’hommes indignes, s’il pouvait en être quitte avec un simple poinçon? Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d’où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas? Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches; ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent sous les pâles reflets de la pensée; ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d’action... Doucement, maintenant! Voici la belle Ophélia... Nymphe, dans tes oraisons souviens-toi de tous mes péchés.

La journaliste Sonya Faure écrivait déjà le 23 mars 2016 "l'insaisissable monsieur Gauchet" . C'est bien le sentiment que m'inspire la lecture de cet article croise à celui du dialogue avec Laurence Bouniol de Lacroix le 30 janvier dernier et des '"répliques" au micro d'Alain Finkielkraut sur France culture ce matin

Peut-être n'ai je pas tout compris dans la succession des mots de l'émission 'répliques' mais il me semble avoir saisi la profondeur de la pensée du philosophe historien directeur de recherches à l'EHESS. La recherche explique peut-être le doute et l"ambivalence du message puisque la recherche par définition émet des hypothèses, son territoire d'investigation.

Néanmoins je reste dans l'expectative du prolixe discours sur les droits de l'homme et la démocratie, sujet crucial revenu sur la scène médiatique par l'obligation brûlante des récentes scènes de terreur et des problèmes sociétaux qu'elles soulèvent (cela ne date pas d'aujourd'hui mais d'un long processus datant vraisemblablement du retour des "révolutions islamiques" après une relative stabilité d'après guerre comme le fait penser la réouverture du procès Carlos et les témoignages toujours vivant de victimes 43 ans après.  Un traumatisme à vie que pourtant les cellules psychologiques veulent nous faire croire qu'il doit s'effacer un jour (la fin de mon analyse tend à prouver que l'objectif est vain sans modifier le code inscrit dans l'ADN)... s'en accommoder est accepter la violence à la base de tout rapport humain. Ne serait-ce pas contraire aux droits de l'Homme, ou alors les droits de l'Homme doivent-ils être requalifiés ? Comme le constate à juste titre Marcel Gauchet, la question à résoudre sera bien celle du 21° sicèle. Mais n'est-ce pas celle que l'Histoire de l'Homme a toujours cherché à résoudre ? Marcel Gauchet a raison de préciser que cet impératif éducatif incombe à l'école. 

C'est bien la question ouverte que pose le philosophe Alain Finkielkraut : "si tous se réclament des droits de l'Homme, qui tranchera ?" La professeure des écoles Wiam Berhouma qui l'insultait sur le plateau de télévision expliquant qu'il ne comprenait rien ferait mieux de choisir un autre métier si elle n'a pas saisi la mission éducative que requiert son statut. Une école libre pour enseigner autre chose que l'histoire collective des Humanités serait sans doute plus dans ses critères de vie. Une école islamiste par exemple si sa conviction est que l'Islam est l'histoire collective de l'Humanité.

Ces considérations poursuivent les questions engagées dans mon dernier billet de blog aux quelles je souhaitais apporter des éléments de réponse après les émissions de 'la punition, selon Beccaria, les délits et les peines" au chemin de la philosophie d'Adèle Van Reeth avec Philippe Audegean en relation avec l'émission de Florian Delorme du lundi 16 mars 2017 notamment les propos de Gaspard Koenig (think tank génération libre, philosophe enseignant à Science Po). 

Si j'ai pris la peine de reprendre tous ces éléments c'est qu'à mon sens ils sont au coeur du dilemme que j'ai relevé dans le discours de Marcel Gauchet. Il répétait dans les articles écrits que le problème vient du traitement de l'individu au détriment de la communauté, mais il me semble avoir compris le message inverse ce matin chez Finkielkraut. 

N'est-ce pas justement le débat qui anima si violemment les penseurs du siècle des Lumières ? Nous pensions le problème réglé mais il surgit à nouveau avec autant de pression et de violence extrême.

Je lis encore sur twitter Caroline Fourest attaquer le président de sens commun à propos des Hommes qui ont tué Dieu après l'article de Libération de David Vann "il est temps de tuer Dieu et la patrie" Plus de 200 ans après l'Histoire n'a pas été assimilée, elle doit être revisitée.

 Il me semble que dans cette optique il faut préciser les valeurs données aux mots pour "réconcilier" tout le monde comme le firent jadis les rédacteurs de la charte des droits de l'homme et du citoyen.

Le premier point à préciser est la définition de DIeu, utilisé dans la Constitution. Il s'agit de l'Etre, en tant que "je suis". C'est-à-dire qui a été créé par le processus solaire de création comme le symbolise le "yod" de Yaron Herman décrit dans mon précédent article  Arrêtons de propager les mêmes légendes urbaines. Dieu peut être pris dans le sens philosophique des constitutionnalistes, des francs maçons comme le disent certains. Ne pas avoir peur de donner un sens aux mots, comme pourrait le dire Barbara Cassin, permet d'éviter les confusions pouvant déboucher aux épisodes parfois sanglants.  

Vu sous cet angle il est possible de résoudre le dilemme posé par les variations de pensée de Marcel Gauchet. C'est aussi l'un des points cruciaux que ce blog s'attache d'ancrer dans l'inconscient collectif. La tache est rude et répétitive, comme l'éducation en quelque sorte. Mais elle n'en n'est pas moins passionnante et enrichissante d'un point de vu humain. "Pour des siècles et des siècles" comme le récitent des individus à juste titre.

Tant que les uns et les autres n'auront pas intégré l'équation du point focal qui donne vie au monde et à l'Etre que nous sommes, la violence perdurera.

Si j'ai abordé Beccaria c'est parce que comme le précise le spécialiste Philippe Audegean il mettait en garde contre l'anarchie, seule exception à justifier la tuerie de la guerre. Risque que nous retrouvons aujourd'hui avec la résurgence de mouvements se réclamant libertarien anarchiste de l'écologie sociale sur le modèle de Murray Boockchin et du PKK. Ce qui serait une explication aux interminables guerres comme démontrées dans mes autres articles.

L'individualisme du mouvement libertarien façon Gaspard Koenig est une ouverture à ces mouvements. Selon les analyses de Beccaria nous serions alors toujours soumis à la violence et la barbarie des guerres.

Réconcilier l'Etre avec l'Avoir est une formule qui pourrait satisfaire toutes les parties, encore faut-il que toutes décident de reprendre à zéro les données du problème pour réussir l'équation intégrale.

Pour l'instant plusieurs bords revendiquent la violence, à commencer par les insoumis qui suivent à la lettre les directives de Chantal Mouffle "aborder les questions par la violence, ne pas avoir peur de s'imposer avec elle".Pour l'instant, tout justifie la violence.

L'adage l'homme est un loup pour l'homme trouve tout son sens dans cette vision de l'ordre du monde tel que décrit par les nouvelles générations. Ce qui peut expliquer pourquoi le président turc RT Erdogan donne écho aux menaces proférées par le chef des milices loups gris turciques Sedat Peker en avertissant les Européens qu'ils seraient menacés partout où ils mettent les pieds, en réponse à l'interdiction des meetings pour le oui à son référendum lui donnant les pleins pouvoirs. Ce n'est pas pour rien que ce blog a évoqué le problème des loups gris liés au terrorisme avec la confrérie des Frères musulmans leur associée et que j'ai pris tous les détours possibles pour leur expliquer que leur vision de Dieu est fausse.

Pour leur plaidoirie et, comme dirait Géraldine Mosna Savoye, je leur suggère d'utiliser l'argument du traumatisme psychologique incommensurable que leurs ancêtres ont subi  lors de l'ouverture de la Mer Noire et qui reste gravé dans leur ADN. Leur folie meurtrière et attrait pour les bains de sang qu'ils appellent de leurs voeux ne peuvent s'expliquer autrement. A moins qu'un séisme dévastateur soit gravé à jamais ou que l'hydrogène sulfuré et les brouillards fréquents qui s'y produisent n'altèrent leur physiologie au point de les pousser à commettre des crimes irréversibles. Y-a-t-il un docteur pour savoir pourquoi le progrès de l'empathie humaine ne peut atteindre ces rivages ? 

Je ne vous raconte pas de légende urbaine, les scientifiques expliquent comment l'ADN garde en mémoire les codes génétiques. podcaster pour passer en boucle l'excellente émission la méthode scientifique du 22.03.17 par Nicolas Martin 'l'ADN un brin de mémoire" C'est par ce process que nous sommes devenus la bactérie géante qui a réussi à s'adapter à tous les défis pour toujours aller plus loin. Il en sera toujours ainsi. L'Etre n'est pas le néant que cherchent les concurrents aux guerres et à la violence de l'anarchie libertarienne ou les oulémas évoquant autant sinon plus la mort que la vie.

Marcel Gauchet a tout à fait raison d'inciter à trouver la solution dans l'Histoire. Celle de nos gênes notamment, C'est bien ce que je vous invitai à suivre tout au long de l'année 2017, Mes propos exagérés pour choquer mais surtout faire prendre conscience de l'enjeu de la recherche pour connaître la Vérité comme le disent si souvent des musulmans pour qualifier leur dogme estimé le seul juste et vrai . Ce psittacisme n'a plus lieu maintenant que la réalité de Dieu, l'Etre Supprême des droits de l'Homme, est expliqué autrement par ce blog. 

Merci à vous de me lire.

Patricia Régnier (mise à jour le 18.04.17)

nb : l'article a été suggéré à l'historien Patrick Boucheron suite à l'émission la conversation scientifique diffusée pendant que j'écrivais ces lignes. Une réponse à leur questionnement sur l'Histoire à retrouver ses à partir des traumatismes ou autres données enregistrées dans nos ADN. L'Homme est bien comme un arbre avec les racines dans le Ciel.

 

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Published by Patricia Régnier
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Angelilie 16/04/2017 14:10

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une découverte et un enchantement.N'hésitez pas à venir visiter mon blog. au plaisir

Présentation

  • : climat-soleil évolution
  • climat-soleil évolution
  • : Le climat, enjeu mondial majeur, de lui dépendent les conditions de notre environnement. Les gaz à effet de serre sont le produit de l'activité humaine et de celle produite naturellement via l'activité solaire Plusieurs éléments convergent pour pousser les études sur ces interactions qu'un physicien retraité jugeait essentielles (il avait le diagnostic mais pas la méthode). C'était aussi le cas d'un chercheur bordelais du 20° siècle. Vous découvrirez leur nom au travers les liens et articles du blog. Le Nouveau Colosse Pas comme ce géant d’airain de la renommée grecque Dont le talon conquérant enjambait les mers Ici, aux portes du soleil couchant, battues par les flots se tiendra Une femme puissante avec une torche, dont la flamme Est l’éclair emprisonné, et son nom est Mère des Exilés. Son flambeau Rougeoie la bienvenue au monde entier ; son doux regard couvre Le port relié par des ponts suspendus qui encadre les cités jumelles. "Garde, Vieux Monde, tes fastes d’un autre âge !" proclame-t-elle De ses lèvres closes. "Donne-moi tes pauvres, tes exténués, Tes masses innombrables aspirant à vivre libres, Le rebus de tes rivages surpeuplés, Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte Je dresse ma lumière au-dessus de la porte d’or !" 'Le Nouveau Colosse' de Emma Lazarus (1849-1887) poétesse pour la donation à la statue de la Liberté érigée à New York.
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